À poil pour ne pas finir sans rien

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Jean-Charles Gérard n’a plus rien à perdre. Pour ce coiffeur installé au Havre, dans la Seine-Maritime, la deuxième vague de confinement sonnera sûrement le glas de son activité. Déterminé à défendre son commerce, c’est au-travers de l’hashtag #moncoiffeurapoil qu’il compte faire entendre sa voix.

 

Aujourd’hui je lance le #moncoiffeurapoil … et j’invite mes confrères de la France entière à me rejoindre....

Posted by The Torture Garden on Wednesday, November 4, 2020

 

Un cri qui vient du cœur
Sur ses réseaux sociaux, l’artiste n’a pas eu peur de se mettre à nu. Littéralement… Assis sur une chaise, Jean-Charles Gérard pose, assis en tenue d’Adam, un sèche-cheveux pointant sur sa gorge comme s’il s’apprêtait à se tirer une balle.

Pour ce coiffeur, c’est un moyen de dénoncer l’avenir incertain de sa profession. D’après lui, le nouvel ordre de confinement laissera les artisans "complètement à poil, et en colère".

Des concurrents tapis dans l’ombre
Avec la fermeture des salons, les coiffeurs non déclarés prospéreront allégrement tandis que les autres devront baisser les stores. Pour les artisans honnêtes, c’est un coup dur qui reste d’être fatal.

Autres compétiteurs qui ont réussi à se faufiler entre les mailles du filet : les grossistes. Traitant auparavant avec les professionnels, ces derniers ont décidé de se rabattre sur les particuliers. Grâce à un système de click-and-collect, leurs affaires ne sont jamais aussi bien portées.

Pour Jean-Charles Gérard, impossible de rester de marbre face à cette concurrence déloyale : " Si on nous fait fermer, il faut que ce soit pareil pour tout le monde".

Un secteur qui pèse lourd
En artisanat, la coiffure est le deuxième employeur. En tout, ce sont 200 000 travailleurs déclarés, 85 192 espaces de beauté et un chiffre d’affaires qui excède 6 milliards d’euros. Bien que non considéré comme essentiel, le métier de coiffeur est un vrai vivier à emplois. C’est sans doute pour cela que la réaction du coiffeur a fait le buzz.

En 24 heures, la publication de Jean-Charles Gérard a été repartagée plus de 2 000 fois ! Surpris, c’est sur un ton enjoué que Jean-Charles s’amuse de la situation : "ça commence à prendre et pourtant, je ne suis pas Kim Kardashian".

D’autres coiffeurs, hommes comme femmes, ont rejoint l’artiste dans son combat. Eux aussi, ce sont photographiés nus avec l’hashtag #moncoiffeurapoil dans l’espoir de ne pas finir sans rien…

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

Aujourd’hui je rejoins le #moncoiffeurapoil … et j’invite mes confrères de la France entière à nous rejoindre. En effet si l état reste sur ses positions nous allons tous finir à poil, en restant fermé !! Comprenez-nous : S’il est déjà difficile à accepter qu’on nous considère comme non essentiels … Je rappelle que notre métier en plus de notre passion pèse à lui seul : - 85 192 salons - 200 000 travailleurs déclarés - 6 milliards de CA - Soit le deuxième secteur dans l’artisanat… l’artisanat étant le premier employeur du pays … bref, Il n’en fallait pas plus pour que nous finissions tous à poil ! Réagissons a cela !! Soyons solidaires ! Et du coup … n’oubliez pas #moncoiffeurapoil#thetorturegarden #coiffeur #barberstyle #barbershopconnect #barbertrophy #barbersinternationaltrophy#barbersoul #barbier #tonsorandcie #tigifrance #tigi #tigifuse #wahlfrance #mashiroscissors #TIGI #brivelagaillarde #Brive #27rueltcolonelfarro

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Publié le lundi 09 novembre 2020 à 14:27 par solange
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Tags confinement #moncoiffeurapoil

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